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Éviter la transmission du sida de la mère à l'enfant

06/01/2010|Thèmes:Sida et VIH |47 personne(s) aime(nt) cette page
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25 %
L'épidémie du VIH a reculé de plus de 25 % entre 2001 et 2009 dans 33 pays. (ONUSIDA 2010).

La maternité constitue toujours un risque. Malgré les progrès de la médecine, de nombreuses femmes, surtout dans les pays pauvres, continuent d’accoucher sans être suivies médicalement.

Dans les pays en développement, où il existe une forte prévalence du VIH/SIDA, moins de 40 % des femmes accouchent dans des centres de santé !

Les femmes enceintes séropositives doivent affronter de nombreux problèmes. Au-delà de la question de leur santé ou de leur grossesse, elles craignent le regard des autres, des membres de leurs familles ou de leur entourage… Parce qu’elles ont souvent peur de transmettre le virus à leur enfant et honte de leur situation, elles ne se rendent pas dans les services de santé existants.

Après l’accouchement, elles sont confrontées à un autre dilemme : l’allaitement. En effet, si elles refusent de nourrir leur enfant au sein, on les soupçonne d’être séropositives. Aussi beaucoup de femmes font-elles comme si de rien n’était et allaitent leur bébé.

Une mère atteinte par le VIH peut transmettre le virus à son enfant

Le risque est estimé à:

  • 5 à 10 % au cours de la grossesse
  • 10 à 20 % pendant le travail et l’accouchement
  • 5 à 20 % au cours de l’allaitement au sein

La transmission mère – enfant est à l’origine de plus de 90 % des infections chez les moins de quinze ans.

Les antirétroviraux (ARV) : un remède contre la transmission du virus entre la mère et l’enfant

Pour réduire la propagation du VIH, on utilise généralement des antirétroviraux. Ils permettent aux personnes séropositives d’être en meilleure santé. Les dernières recherches ont montré que ces médicaments peuvent aussi aider à diminuer le risque de transmission du virus entre mère et enfant.

Une seule dose d’antirétroviral permet de réduire les risques de transmission du VIH au cours de la grossesse ou de l’accouchement. Par ailleurs, une mère séropositive peut même nourrir son enfant au sein sans risquer de le contaminer s’il prend des doses journalières d’ARV pendant l’allaitement.

Le problème, c’est que très peu de personnes en Afrique ont les moyens de se payer ces médicaments. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a inscrit l’accès aux antirétroviraux dans les priorités mondiales.

Sur les 22 millions de séropositifs d'Afrique (dont quelque 6,7 millions de personnes en phase avancée ont besoin des médicaments pour rester en vie), seuls 2,9 millions ont accès aux antirétroviraux !

L'aide de la Banque mondiale

La Banque mondiale fournit une aide sur le long terme pour endiguer la propagation du virus et éviter que de nouvelles personnes soient contaminées. Elle fournit des aides pour permettre un meilleur accès aux soins et aux traitement. Elle s'applique également à réduire les conséquences pénalisantes que peut avoir la maladie sur le bien-être social et la situation économique des malades, de leurs familles et de leurs communautés. Dans les 3 dernières années, la Banque a engagé 1 milliard de dollars de dons, prêts et crédits dans des programmes de lutte contre le VIH. Au total, depuis 1988, les fonds engagés par la Banque dans ce secteur ont atteint 4,2 milliards de dollars.

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