La mondialisation est un phénomène inévitable de l’Histoire de l’humanité. L’échange de biens et de produits, d’informations, de connaissances et de cultures ne pouvait que rapprocher les peuples. Au cours des dernières décennies, le processus s'est accéléré de manière spectaculaire par le biais des innovations technologiques, du développement des communications, des sciences, des transports et de l’industrie.
Étant à la fois le fruit et le moteur des progrès de l’humanité, la mondialisation est un processus complexe et désordonné. Pour comprendre les défis et les problèmes considérables qu’elle pose, il faut étudier le phénomène en profondeur. Les changements qui en résultent se produisent a une vitesse étourdissante et nombreuses sont les sociétés qui tentent tant bien que mal d'en prendre le contrôle.
La mondialisation a été au cœur des débats les plus houleux des dix dernières années. Ceux qui critiquent les effets de la mondialisation ne parlent généralement que des aspects liés à l’intégration économique. Cette intégration se produit lorsque les pays réduisent leurs frontières, par exemple, en levant leurs taxes douanières et en s’ouvrant aux investissements étrangers et au commerce international. Les opposants à la mondialisation critiquent le fait que les inégalités du système de commerce international favorisent les pays développés au détriment des pays en développement.
Les partisans de la mondialisation affirment, au contraire, que des pays tels que la Chine, l’Inde, l’Ouganda et le Vietnam, qui ont fait des avancées considérables dans la lutte contre la pauvreté, doivent leur réussite à la libéralisation de l’économie mondiale. Selon les pro-mondialisation, c'est cette libéralisation qui a permis à ces pays de pénétrer les marchés internationaux et de s'y enrichir.
Les opposants rétorquent que ce processus économique est préjudiciable aux populations des pays en développement car il génère des bouleversements socio-culturels importants, poussant les dirigeants à produire toujours plus pour générer plus de profit, les travailleurs sont de plus en plus exploités alors que les bénéfices des entreprises leur profitent peu.
Comment s'assurer que la mondialisation se fasse au profit des populations ? La communauté internationale doit faire en sorte d'assainir et de réguler le commerce international afin de mettre en place un système plus équitable (par exemple en réduisant les subventions agricoles et les barrières douanières favorables aux pays développés).
Certains pays ont déjà tiré profit de la mondialisation.
- Chine : Les réformes entreprises par ce pays lui ont permis d’enregistrer le taux le plus élevé de réduction de la pauvreté du monde. Entre 1990 et 2005, les taux de pauvreté dans le pays ont chuté de 60 % à 16 %, permettant à 475 millions de personnes de sortir de la pauvreté.
- Inde : Ce pays a réduit de moitié l’incidence de la pauvreté au cours des deux dernières décennies.
- Ouganda : Rien qu'au cours des années 1990, la pauvreté a été réduite de 40 % et le taux de scolarisation a doublé.
- Vietnam : D’après une série d'enquêtes menées auprès des foyers les plus pauvres, 98 % d'entre eux ont vu leurs conditions de vie s’améliorer dans les années 1990. Le gouvernement a d'abord fait un sondage dans les familles modestes avant de mettre en place ses réformes, six ans plus tard, une nouvelle enquête menée auprès des mêmes foyers a révélé une réduction spectaculaire de la pauvreté. Les populations disposaient de plus de nourriture et les enfants étaient plus nombreux à être scolarisés. La libéralisation de l'économie a été l’un des facteurs décisifs qui ont permis au Vietnam de progresser dans la lutte contre la pauvreté. Le pays est parvenu à la réduire de moitié en seulement dix ans. L’intégration économique a entrainé une augmentation des prix des produits vendus par les agriculteurs pauvres — riz, poissons, noix de cajou. Elle a également permis de créer des emplois plus rémunérateurs que les opportunités existant jusque là au Vietnam, notamment dans les secteurs de la chaussure et du textile.
- Globalement, les pays émergents sont ceux qui ont le plus bénéficié de la mondialisation marchande.
D’autres en ont souffert.
- Les pays les plus pauvres, parmi lesquels de nombreux pays africains, n’ont pas réussi à tirer avantage de la mondialisation. Leurs exportations se sont limitées à un nombre réduit de produits et de matières premières.
- De l’avis de certains experts, la qualité insuffisante des infrastructures, la faiblesse des institutions et la mauvaise gouvernance ont contribué à marginaliser certains pays.
- D’autres experts pensent que ce sont les conditions climatiques et une situation géographique défavorables qui ont constitué un frein pour ces pays. Par exemple, les pays qui n'ont pas accès à la mer éprouvent souvent des difficultés à accéder aux marchés mondiaux des produits manufacturés et des services.
Depuis la fin des années 1990, des mouvements protestataires ont émergé aux Etats-Unis et en Europe pour exprimer leur opposition aux effets de la mondialisation. Beaucoup ont critiqué l’Organisation mondiale du commerce car ils estiment que tout le processus de libéralisation des marchés crée un système qui ne fait qu’enrichir les riches et appauvrir les pauvres.
D'un autre côté, selon une enquête menée par The Pew Center (site en anglais) en 2008, un nombre important de pays en développement soutient fortement plusieurs aspects de la mondialisation — le commerce et l’investissement direct en particulier. En Afrique, 75 % des ménages se déclarent favorables au fait que des multinationales investissent dans leurs pays.

Certains économistes décrivent la mondialisation comme un train à grande vitesse dans lequel seuls les pays ayant "bâti une plateforme" peuvent monter. Cette plateforme est en fait un socle de conditions qui permet de s’assurer que le pays fonctionne bien. Elle comprend : le droit de propriété, l’Etat de droit, l'accès à l’éducation et aux soins de base pour tous, des infrastructures fiables (des ports maritimes, des routes, une administration douanière), etc.
Les organisations internationales, telles que la Banque mondiale, les agences d’aide bilatérale et les ONG, travaillent au côté des pays en développement à construire ce socle pour leur permettre de se préparer à intégrer le marché mondial.
Lorsque les gouvernements ne parviennent pas à établir cette plateforme et à fournir les services de base, les pays pauvres ne peuvent bénéficier des avantages offerts par la mondialisation et se retrouvent en queue de peloton.
Il est également essentiel que les gouvernements gèrent convenablement leur pays. S’ils sont corrompus ou incompétents, les agences internationales ne pourront rien changer malgré leurs efforts.
- Informez-vous sur le monde et les évènements en cours.
- Devenez volontaire. Consultez les sites UN Volontaires ou idéaliste.org pour trouver les différentes opportunités de volontariat à travers le monde afin d’encourager le développement durable.
Si vous vivez dans un pays développé :
Recherchez votre service national de volontariat.
- Consultez la page Ressources sur Youthink! pour trouver des opportunités de volontariat à travers le monde et faire le plein d'informations (renseignements, actions humanitaires, contributions, etc) .
- Informez-vous sur le montant des financements octroyés par votre gouvernement à l’aide bilatérale et multilatérale, et plaidez auprès de votre gouvernement pour qu’il donne davantage. Voir les niveaux de l’aide publique au développement (APD) par pays.
Si vous vivez dans un pays en développement :
- Restez à l’école, étudiez et informez-vous.
- Offrez vos services aux personnes qui en ont besoin.
- Encouragez les autres enfants et jeunes à rester à l’école et à faire du volontariat.
- Informez-vous sur les montants que votre gouvernement reçoit à travers l’aide au développement et initiez des actions pour vous assurer que les fonds publics sont dépensés de manière appropriée.












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