Je travaille donc je suis ! Sans emploi, ni les individus, ni la société ne peuvent subsister. Le travail et la croissance économique sont indissociables. Mais à quoi peut servir de travailler dur si l’on n’est pas justement payé ?
L’emploi doit être un échange équitable d’une rémunération contre une prestation, une fonction ou un devoir spécifique. Et n’oubliez pas : pour être sûrs de l'honnêteté de votre employeur, vous devez toujours signer un contrat. Un document en bonne et due forme permet d'éviter les mauvais traitements et les baisses de salaire non-justifiées. Il est essentiel que les jeunes s'informent afin de trouver l'emploi qui répond le mieux à leurs besoins immédiats tout en leur permettant de se bâtir un avenir.
Selon une enquête de la Banque mondiale intitulée Voices of the Poor (La voix des pauvres), la grande majorité des gens pensent que l'emploi permet d’échapper à la pauvreté. Et ils n’ont pas tort. En effet, d’après Doing Business (projet qui mesure la réglementation des affaires) ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui arrivent à monter leur propre entreprise ou à trouver un emploi dans une structure déjà existante. Sachant que, dans la plupart des pays, 90 % des opportunités d’emploi se situent dans le secteur privé (partie d’une économie où l’état n’intervient pas ou très peu).
Les entreprises permettent d’augmenter la productivité et aident ainsi les pays à se développer. Mais dans certains endroits, les lois et les réglementations ne favorisent pas le développement du secteur privé, et l’empêchent par conséquent de s’intégrer au marché mondial.
Selon Doing Business, il est quasiment impossible de créer une entreprise dans certains pays :
- En Guinée-Bissau, il faut compter 233 jours pour démarrer une nouvelle affaire.
- En République Démocratique du Congo, une personne doit disposer d’un capital équivalent à 435,4 % du revenu annuel par habitant pour enregistrer une société.
- À Madagascar et au Maroc, les indices de difficulté d’embauche des travailleurs sont très élevés. 89 pour Madagascar et 100 pour le Maroc (c’est un record !).
- En Côte d’Ivoire, il faut compter un délai de 628 jours pour obtenir un permis de construire. Soient presque 2 ans. Ce même délai est de 1 179 jours à Haïti !
À cause de ces difficultés réglementaires, les entrepreneurs évoluent dans l’économie informelle. Ils ne paient pas de taxes et n’ont pas, par conséquent, accès aux crédits et aux services d’utilité publique qui leur permettraient d’agrandir leurs affaires. Cela signifie également qu’ils n’offrent aucun avantage (santé et pension) à leurs employés.
Plus de la moitié de la population de plusieurs pays en développement travaille dans le secteur informel. Les femmes et les jeunes sans expérience constituent la majorité des travailleurs de ce secteur.
À cause de ces difficultés réglementaires, les entrepreneurs évoluent dans l'économie informelle. Ce qui veut dire qu’ils ne paient pas de taxes et n’ont, par conséquent, pas accès aux crédits et aux services d’utilité publique qui leur permettraient d’agrandir leurs affaires. Cela signifie également qu’ils n’offrent aucun avantage (santé et pension) à leurs employés.
Plus de la moitié de la population de plusieurs pays en développement travaille dans le secteur informel. Les femmes et les jeunes sans expérience constituent la majorité des travailleurs de ce secteur.
- 1 milliard de personnes seront en âge de travailler dans les 10 prochaines années. Beaucoup d'entre elles seront sans emploi.
- Selon les estimations de l'Organisation internationale du travail (OIT), quelque 75 millions de jeunes (hommes et femmes confondus) étaient sans emploi début 2011, soit 12,6 % des jeunes.
- En 2009, ils représentaient 40 % des 193 millions de chômeurs dans le monde.
- Les jeunes sont, en moyenne, 3 fois plus exposés au chômage que leurs aînés.
- La plupart des jeunes gens qui travaillent ont tendance à évoluer dans le secteur informel et, de plus en plus, dans le travail à temps partiel. Parmi les jeunes, ce sont les handicapés, les femmes et les ressortissants de groupes ethniques minoritaires qui sont les premières victimes du chômage.
Les emplois réservés aux jeunes sont souvent des emplois précaires, sans protection sociale ni assurance maladie.
Lorsque la jeunesse ne trouve pas d’emplois productifs et sécurisants, cela peut entraîner de grands problèmes sociaux :
- Une pauvreté accrue au sein de la jeunesse.
- Des retards dans le mariage et la vie de famille.
- Un sentiment de marginalisation, d’exclusion et de frustration qui mène souvent à des comportements qui représentent autant de risques pour la société.
- Lorsque les jeunes, en particulier les hommes, pensent qu’ils n’ont aucune perspective d’embauche, ils sont plus enclins à abandonner l’école.
En 2000, lors du Sommet du Millénaire, les dirigeants de la planète ont décidé de “développer et mettre en œuvre des stratégies destinées à offrir aux jeunes du monde entier une véritable chance de trouver un emploi décent et productif”. L’emploi des jeunes est essentiel dans la lutte contre la pauvreté.
Les organisations internationales comme l’Organisation internationale du travail se consacrent à améliorer l’accès des hommes et des femmes de tous âges à un travail décent et productif, dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité.
D’autres organisations, comme la Banque mondiale, soutiennent le développement du secteur privé et d’emplois publics sains afin de créer des emplois pour tous, y compris pour la jeunesse.
Par ailleurs, des banques internationales de développement, dont la Banque mondiale, et des organisations non gouvernementales fournissent des microfinancements aux personnes pauvres, y compris aux jeunes démunis, qui ne peuvent pas accéder aux services de prêts bancaires. Ces microcrédits leur permettent de démarrer ou d’agrandir leur commerce. De cette manière, ils ont désormais accès à l’épargne, au crédit et aux autres services financiers.
La microfinance stimule l’emploi et permet aux jeunes d’acquérir des compétences en entreprenariat. Cela leur procure des moyens de subsistance et améliore considérablement leurs perspectives d’avenir.
- Informez-vous sur les lois et réglementations en vigueur dans votre pays. Vérifiez si elles sont justes, transparentes et favorables au développement des affaires. Sinon, engagez-vous pour les améliorer.
- Faites des recherches auprès de la Chambre nationale de commerce de votre pays ou de votre région afin d'en savoir plus sur le secteur privé ainsi que sur les opportunités en matière d’entrepreunariat.
- Réfléchissez aux qualités qu’il faut pour devenir entrepreneur et trouvez des moyens créatifs de commencer votre propre affaire.
Et si vous-même vous souhaitez acquérir une expérience professionnelle tout en vous engageant pour le développement, consultez la page Ressource de youthink! et découvrez des liens vers des sites d'emploi, de stage et de volontariat :












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