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Le commerce est l’une des plus anciennes pratiques inventées par l’humanité. Certains considèrent même que la civilisation est née avec l'apparition du commerce au Néolithique (-9000 à -3300 av. J-C). En effet, le développement de l'agriculture a permis de produire de plus en plus de vivres et les récoltes obtenues sont devenues plus importantes que les besoins de subsistance. Les communautés auraient alors commencé à échanger le surplus qu'elles produisaient contre d'autres ressources produites par des communautés voisines.
D’abord sous forme de troc, le commerce s’est peu à peu modernisé avec l'arrivée de la monnaie. Il fut alors possible d’acheter et de vendre toutes sortes de produits.
Grâce au commerce international, les gens peuvent acheter et importer des biens et des services qui ne sont pas produits dans leur propre pays. Ce type de commerce existe depuis des siècles (cf. la route de la soie). Il a cependant connu un essor récent du fait de la mondialisation. Ces deux dernières décennies, les échanges commerciaux internationaux se sont multipliés, plus particulièrement dans les pays développés et les nouveaux pays industrialisés, favorisant la croissance de ces derniers.
Le commerce, et notamment l’exportation, stimulent le développement et la croissance économique d’un pays en valorisant sa production et en assurant la pérennité de ses entreprises. Il permet donc de créer de nouveaux emplois, d’améliorer le niveau de vie des habitants et de donner aux populations la chance de se prendre en charge.
Au cours du temps, les gouvernements ont établi des lois dont le but est de protéger les marchés mais qui, en contre-partie, freinent beaucoup les échanges dans le commerce international. En effet, les tarifs douaniers, quotas et subventions à l'exportation qui régulent les marchés subissent les critiques des économies libérales*.
La pensée libérale estime que si les échanges internationaux étaient « libérés » de ces barrières économiques tous les pays développés ou en développement pourraient faire d’avantage de profits. C’est ce que l’on appelle le libre-échange. Mais encore faut-il évaluer les risques d'une telle libéralisation des marchés... Le débat est plus que jamais d'actualité au sortir de la crise financière, car l'ampleur de cette crise s'explique en grande partie du fait de l'ouverture des marchés qui les a rendus plus vulnérables. En d'autres termes, le libéralisme économique entraîne à la fois plus de profits et plus de risques.
Parce que les pays les plus pauvres sont souvent ceux qui souffrent le plus de la réglementation très exigente des marchés internationaux, des aides leur sont souvent accordées. Néanmoins, ils sont très souvent dépendants de ces aides extérieures, ce qui ne facilite pas l'accès à l’autosuffisance économique des pays.
Beaucoup de pays en développement éprouvent des difficultés à accéder aux marchés internationaux. Cela constitue un sérieux problème, particulièrement dans le secteur de l’agriculture, car les pays pauvres n'ont pas accès aux marchés des pays développés, ne peuvent pas vendre leur produit et ne parviennent donc pas à améliorer leurs conditions de vie.
*Le libéralisme économique prône une action minimale, voire nulle, des pouvoirs publics dans la sphère économique.
Les tarifs et les quotas d’importation visant les produits étrangers rendent ceux-ci plus chers pour le consommateur. Il est donc encouragé à acheter les produits locaux, même si, en réalité, ceux-ci coûtent plus cher à fabriquer que les produits étrangers équivalents.
Comme leur économie n’est pas suffisamment développée et diversifiée, les pays pauvres ne parviennent à produire que quelques produits suffisamment compétitifs pour être vendus sur les marchés extérieurs.
Lorsqu’en plus l’accès à ces marchés est limité, voire interdit, par des barrières commerciales, il leur devient très difficile de trouver des moyens d’améliorer les conditions de vie de leur population.
Les inégalités qui entachent le commerce international sont au centre des critiques émises contre la mondialisation. Depuis la Banque mondiale jusqu’aux organisations non gouvernementales (ONG), beaucoup d’organisations internationales tentent de rendre le système commercial mondial plus juste et équitable pour tous les pays, les plus pauvres en particulier.
Pour que tous les pays puissent bénéficier des fruits de la mondialisation et pour que le système soit plus juste, la communauté internationale doit continuer à travailler à réduire les distorsions qui favorisent les pays développés. Pour cela il faut que soient supprimées les subventions agricoles et les barrières commerciales qui restreignent l’accès des pays pauvres au marché.
- Avant tout, tenez-vous informés des débats et des questions d’actualité liés au commerce international.
- Renseignez-vous sur les politiques que défend votre pays et sur les types d’accords qu’il a signés.
- Cherchez avec quels autres pays votre pays entretient des relations commerciales et pourquoi.
- Engagez-vous et au besoin, écrivez aux représentants de votre gouvernement si vous estimez que votre pays doit adopter de nouvelles politiques.











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