Réduisons notre empreinte carbone
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En 2009, Mohamed Axam Maumoon – un jeune garçon alors âgé de 15 ans, originaire des Maldives – était ambassadeur UNICEF de la jeunesse pour le climat et son intervention lors de la Conférence de Copenhague est restée gravée dans de les mémoires.
Il a pris la parole pour expliquer que les 1 199 îles qui forment son pays – dont 202 dont habitées – sont en train de disparaître progressivement dans les eaux de l’océan indien : « Chaque jour, mètre par mètre, la terre s’émiette et disparaît dans la mer, emportant avec elle des maisons et leurs habitants ».
Mohamed a appelé les gouvernements à agir sans plus attendre : « Nous aurions dû réagir depuis longtemps déjà, mais il n’est pas encore trop tard. Croyez-moi, le meilleur moment pour agir, c’est maintenant ! ».
Depuis ce discours, la situation s’est-elle améliorée dans les Maldives et dans les autres pays insulaires menacés par les désastres climatiques ?
Selon le Rapport de la Banque mondiale sur le développement dans le monde (2010) la planète continue de se réchauffer ce phénomène provoque des sécheresses, inondations et feux de forêt à une fréquence plus importante que dans le passé. Des millions de personnes aux Maldives et dans d’autres îles du monde sont condamnées à perdre leurs terres au fur et à mesure que les eaux montent.
Mohamed fait partie des millions de jeunes qui devront assister, impuissants, à la disparition de leur pays du fait de la hausse des températures.
Le rendez-vous mondial de la lutte contre le réchauffement climatique
Les dirigeants mondiaux, des organisations internationales et des groupes de la société civile vont bientôt se réunir à Durban, en Afrique du Sud (du 28 novembre au 9 décembre) pour tenter de freiner le phénomène de réchauffement et de réfléchir à des solutions pour s’adapter aux changements qu’on ne pourra éviter.
Depuis 1995, la Conférence des Parties (COP) de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) réunit chaque année les responsables énergétiques et environnementaux de tous ses états membres afin d’évaluer les progrès qui doivent être réalisés pour réduire les effets du changement climatiques. (Pour en savoir plus sur les négociations climatiques, voir la fiche thématique)
L’objectif de ces réunions est de stabiliser le taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère d'ici 2020 et d’éviter que la température n’augmente de plus de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle (avant les années 1800).
Les pays insulaires comme celui de Mohamed sont les plus vulnérables. Une carte interactive conçue par Google Maps permet d’imaginer à quoi ressemblerait la surface de la Terre si le niveau de l’eau montait de 1 m, 2 m, 5 m, 15 m, etc.
Les jeunes sont en première ligne
Les jeunes d'aujourd'hui sont conscients de la nécessité de protéger l'environnement. Le changement climatique est une de leurs priorités. Et ils ont des raisons d'être inquiets. Grâce à Internet et aux médias en général, même les jeunes qui n’ont pas subi directement les effets dramatiques du changement climatique connaissent les conséquences dévastatrices que peuvent avoir ces changements (ils ont été spectateurs d’inondations particulièrement meurtrières au Pakistan et en Chine, et de tempêtes tropicales dévastatrices en Amérique centrale et même en Amérique du Nord) c’est pourquoi ils veulent pouvoir agir de façon significative.
Les nouvelles générations sont le principal atout de la planète pour réussir à relever ces défis, car ce sont elles qui hériteront de la Terre. Tous ces jeunes sont pour l’instant une ressource inexploitée mais qui a le pouvoir de changer nos modes de vie et de réduire l'empreinte carbone.
C’est aux jeunes que reviendra de décider si l’énergie nucléaire est l’avenir de l’écologie ou bien s’il faut y renoncer parce que les risques qu’elle génère sont trop importants. C’est sur leurs épaules que reposera le sort des espèces animales et végétales menacées et celui des zones littorales dont les écosystèmes sont profondément bouleversés par l’activité humaine.
Cette année, pour la conférence de Durban, des jeunes de toutes les régions ont mis en place une initiative intitulée « Caravane contre le changement climatique » qui rassemblera plus de 100 jeunes défenseurs de l’environnement. Soutenue par le PNUD et Action Aid, ce voyage a commencé le 9 novembre à Bujumbura (Burundi) et s’achèvera à Durban (Afrique du Sud) le 28 novembre, entre temps la caraven aura fait escale en RDC, au Rwanda, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe et au Botswana. Différentes manifestations et activités sont organisées dans chaque pays : projection de films sur le changement climatique, concerts, ateliers d’information et d’échange avec les responsables gouvernementaux, etc. Le but : mobiliser l’opinion publique et les autorités gouvernementales.
Les jeunes ont aussi lancé les initiatives Youth Climate (jeunes pour le climat) et The African Youth Initiative on Climate Change (initiative de la jeunesse africaine sur le changement climatique). (sites en anglais)
Une chose dont nous devons nous souvenir
Nos efforts, si modestes soient-ils, ne sont pas vains. Nous ne pouvons pas nous permettre de baisser les bras.
Les mentalités ont déjà beaucoup évolué et les populations du monde entier sont de plus en plus conscientes des risques que représente le changement climatique.
Lutter contre les effets du changement climatique, comme tous les grands défis du développement, c’est un combat de longue haleine. Restons mobilisés.
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