Changement climatique

Parce qu'il peut avoir un impact sur de nombreux aspects de la vie humaine, le changement climatique est aujourd'hui un des principaux défis du développement.

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Le changement climatique est un fait. Il est réel, visible, et même palpable.

Il y a quelques années, on en parlait mais tout cela nous paraissait vague et lointain : l'élévation des températures, la fonte des glaces sur les pôles... On parlait du risque que les catastrophes naturelles se multiplient (inondations, tornades, ouragans...) mais on n'y croyait pas vraiment. Puis on s'est mis à observer de plus en plus de tempêtes, d'étés caniculaires et d'hivers beaucoup plus froids qu'à l'accoutumée, en Afrique et partout dans le monde, la désertification s'accélère... Mais les thèses expliquant ces phénomènes divergent. Certains scientifiques affirment que le changement climatique est une évolution naturelle, tandis que d'autres jugent qu'il s'agit d'un évolution alarmante dont l'homme est le principal responsable. Le changement climatique fait débat et il est important de s'informer pour bien comprendre quels sont les risques réels connus et quelles sont les idées fausses qui peuvent prêter à confusion.

L'augmentation des températures n'est pas le seul indicateur du changement climatique. Dans certaines régions du monde, l'indice pluviométrique annuel pourrait, à long terme, chuter. Dans d'autres parties du globe, les fluctuations du taux de précipitation et des températures pourraient avoir de sérieux impacts sur la croissance des plantes et par conséquent sur le secteur agricole et les produits alimentaires.

Au cours de l'histoire, la Terre a connu de nombreuses variations climatiques. Mais la hausse de température n'a jamais été aussi rapide et importante qu'au cours des 100 dernières années : 0,6-0,7°C.

Le moindre écart de température peut entraîner des réactions en chaîne (des scientifiques associés à l'IPCC tentent constamment de modéliser ce phénomène et de prédire le climat à venir). Depuis 1850, les 8 années les plus chaudes ont toutes été enregistrées après 1998, le record annuel de température ayant été observé en 2005. Cette année-là le bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a estimé que 2,5 millions de personnes au Niger, 1,1 million au Mali, et 500 000 au Burkina Faso étaient menacées d'une grave famine suite à la sécheresse en Afrique.

En brûlant les énergies fossiles telles que le pétrole, le charbon et le gaz naturel et en abattant les forêts, nous avons dangereusement augmenté le taux de dioxyde de carbone (CO2) et autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Les gaz à effet de serre sont naturellement présents dans l'atmosphère. La répartition de la température au niveau du sol dépend de la quantité de ces gaz. Sans eux, la température moyenne serait de - 18°C et la terre serait inhabitable. Leur présence amène cette température à 15°C. Ils agissent comme de véritables « pièges à chaleur ». L'homme, du fait de ses activités, a modifié leur concentration dans l'atmosphère contribuant ainsi au réchauffement planétaire. Depuis la révolution industrielle de la fin du 18ème siècle, le taux de CO2 atmosphérique n'a fait qu'augmenter. Il atteint aujourd'hui un niveau record, du jamais vu depuis 800 000 ans.

En juillet 2008, la Banque mondiale et d'autres banques multilatérales pour le développement, en collaboration avec des pays développés et des pays en développement, ont créé le Fonds d'investissement climatique (CIF). Les objectifs du CIF sont de soutenir les pays en développement dans les domaines de l'adaptation et de la gestion des risques liés au changement climatique. Le CIF est lui-même constitué de deux autres fonds : le CTF (Fonds pour les technologies propres) dont le but est d'augmenter les revenus générés pars les technologies à faible consommation de carbone, et le SCF (Fonds d'investissement stratégiques pour le climat), qui encourage les programmes innovants pour faire face au changement climatique. À ce jour, les donateurs ont engagé 6 milliards de dollars dans le CIF.

J’ai toujours considéré le réchauffement de la planète comme un phénomène de la plus haute importance. Aujourd'hui, si nous ne réagissons pas, nous courrons droit à la catastrophe.

Les pays riches et industrialisés de longue date sont en grande partie responsables de l'augmentation des gaz à effet de serre alors que les pays en développement sont ceux qui en subissent le plus les conséquences. Ces derniers sont, en effet, les plus vulnérables face au risque d’inondations, de sécheresses, et autres catastrophes naturelles car leurs infrastructures ne sont pas suffisamment robustes et les populations pauvres vivent très souvent dans des zones à risque.

Tous les progrès réalisés jusque-là en matière de développement pourraient même tomber à l’eau, plongeant des millions d’individus dans la pauvreté.

Autres exemples, les variations climatiques dues à l’homme pourraient :

  • Avoir un impact négatif sur l'agriculture dans les régions tropicales et sub-tropicales (menaçant la sécurité alimentaire),
  • Diminuer les quantités et la qualité de l’eau dans les régions où les communautés pauvres dépendent des précipitations pour leurs cultures et l’accès à l'eau potable,
  • Augmenter le taux de paludisme, de dengue (grippe tropicale) et autres maladies dans les régions tropicales et sub-tropicales (où les services de santé sont déjà faibles),
  • Réduire les milieux écologiques et la biodiversité (d’où : moins de services, de moyens de subsistance et de possibilités de revenus).

De plus l’élévation attendue du niveau de la mer, suite au réchauffement climatique, pourrait délocaliser dix millions de personnes vivant dans les régions côtières ou de faible altitude, comme le Gange et le delta du Nil, et pourrait également rayer de la carte un bon nombre de petites îles états.

La communauté internationale reconnaît aujourd’hui que les effets potentiels du changement climatique affecteraient plus particulièrement les populations pauvres. Scientifiques et gouvernements essaient de trouver des solutions.

S’adapter aux variations climatiques :

S’adapter signifie : prendre des mesures concrètes et se préparer ainsi aux effets du changement climatique. Nous devons donc non seulement améliorer nos connaissances sur le sujet par la mise en place de campagnes de sensibilisations et de formations appropriées mais aussi prendre des mesures tangibles, comme la plantation d’espèces végétales résistantes à la sécheresse ou la mise en place de protections efficaces sur le littoral.

Notre capacité d’adaptation est influencée par de nombreux facteurs : le salaire, la santé, la propriété, les réseaux sociaux, et les politiques locales. Une bonne politique de développement devrait donc tenir compte des besoins d’adaptation de chacun, ce qu’aujourd’hui tentent de mettre en place de nombreux pays.

Le changement climatique représente déjà un danger pour la vie, la santé, et les moyens de subsistance de centaines de millions de personnes à travers le monde qui n’ont ni les ressources financières et techniques, ni les ressources humaines et institutionnelles pour s’adapter.

Pour entreprendre la meilleure adaptation possible, la première chose à faire est d’identifier les personnes vulnérables et comprendre pourquoi elles le sont. C’est grâce au savoir et à la compréhension que nous pourrons mettre en place un planning stratégique adapté à tous les niveaux aussi bien globaux que locaux.

Diminuer les facteurs qui accélèrent lechangement climatique :

Comment s’y prendre ? En stabilisant les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation dangereuse du système climatique.

Pour réduire les émissions des gaz à effet de serre, il faut non seulement réduire les émissions de dioxyde de carbone associées à la production et à l’utilisation d’énergies fossiles mais aussi développer l'utilisation des énergies renouvelables comme l'énergie solaire, éolienne et hydroélectrique. Il est de temps de se mettre au vert !

En présence de lumière, les arbres fonctionnent comme de véritables poumons végétaux. Ils prélèvent et absorbent le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère et libèrent de l’oxygène. C’est pourquoi, la plantation de forêts, est capitale. La déforestation est l’une des raisons majeures de rejet de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. C’est un problème grave que nous devons résoudre au plus vite.

Les pays développés sont responsables, en grande partie, du changement climatique. De même que la croissance mondiale y contribue de plus en plus en augmentant l’émission des gaz à effet de serre par le biais de la déforestation, de l’utilisation des combustibles fossiles et de l’industrialisation.

Aujourd’hui, les pays en voie de développement doivent relever un défi : être capable de mettre en place des techniques de développement et d’industrialisation sans répéter les erreurs commises par les nations aujourd’hui industrialisées, c’est-à-dire, en respectant et en protégeant l’environnement.

Nous pouvons tous participer en réduisant nos émissions personnelles de dioxyde de carbone. Recyclez, marchez, prenez votre vélo et laissez la voiture au garage, ne laissez pas vos appareils électroniques en veille. Ce ne sont que quelques exemples. Vous pouvez faire bien plus. Chaque action compte, c'est en étant de plus en plus nombreux à faire de petits efforts au quotidien que nous pourrons faire la différence. C’est brique par brique que nous construisons l’avenir.

Le bouche-à-oreille joue également un rôle essentiel. Beaucoup de gens ne se sentent pas concernés par le changement climatique, or ses effets potentiels pourraient changer nos viesà tous. Informez ceux qui vous entourent. 

Vos réactions

Voir plus de commentaires 1

Urbain (internaute)

La participation de tous est obligatoire dans la lutte conte le rechauffemnt climatique. Si nous voulons et devons léger à notre progéniture une planète où il fait bon vivre peu importe le prix que chacun paiera pour sa contribution. Autrement dit, nous serons égoistes et paraitront aux yeux des générations futures comme des gens n'ayant pas vécus pour l'humanité.

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